La vitesse dans le Tunnel Léopold II désormais limitée à 50km/h

Vendredi 3 avril 2015 — Le Gouvernement bruxellois a décidé de réduire la vitesse autorisée dans le tunnel Léopold II de 70 à 50 km/h, et ce afin de limiter au maximum les risques d’accidents.  « Réduire la vitesse, c’est réduire les risques d’accidents. Régulièrement, la police contrôle la vitesse et doit constater des vitesses beaucoup trop importantes dans ce tunnel, avec du coup des conséquences fâcheuses. Le gouvernement a donc décidé par mesure de sécurité de réduire la vitesse autorisée »,  a indiqué Pascal Smet, Ministre bruxellois de la Mobilité.

Les services de Bruxelles Mobilité vont placer aujourd’hui dans le tunnel les panneaux de signalisation adaptés, avec la limitation de vitesse à 50 km/h. Afin de faire respecter cette limitation, la Secrétaire d’État en charge de la Sécurité routière, Bianca Debaets, en concertation avec le Ministre de la Mobilité, Pascal Smet, prend l’initiative de lancer un projet pilote de contrôle par radars-tronçons dans le tunnel Léopold II. «Lors d’un contrôle sur un tronçon, la vitesse moyenne est mesurée entre deux points du tunnel. Non seulement les chauffeurs trouvent cela plus équitable. Mais les études constatent en plus une chute du nombre d’accidents avant, pendant et après le tronçon contrôlé, car cette méthode amène les automobilistes à rouler plus calmement», selon Bianca Debaets.

Après une série d’incidents dans le tunnel en début d’année, le ministre de la Mobilité et des Travaux Publics Pascal Smet a fait procéder à une inspection minutieuse de tous les plafonds et systèmes de sécurité du tunnel. Des réparations indispensables ont été réalisées. De plus, les issues de secours ont été rendues plus visibles et à présent la vitesse maximale a donc été réduite.  «Entretenir les infrastructures routières afin d’assurer la plus élémentaire sécurité aux automobilistes est la principale préoccupation du gouvernement dans le dossier du Tunnel Léopold II. Ainsi les récents incidents m’ont incité à ordonner une analyse complète et détaillée de l’état du tunnel, suivie par certains travaux de réparation. Cela permet d’envisager avec l’accord des services de secours, le maintien de la circulation dans les deux sens de circulation. Mais le tunnel a besoin d’une rénovation complète», déclare Pascal Smet.

Bien évidemment, le contrôle par tronçon n’aura un impact dissuasif que si les infractions pour excès de vitesse constatées sont sanctionnées rapidement et de manière effective. «A la suite de la 6e Réforme de l’État, le suivi des infractions imputées est une compétence attribuée aux Régions.  Dans le cadre de cette compétence, je développe une approche à deux volets. D'une côté, je mène une concertation avec mes collègues fédéraux en charge de la Mobilité et de la Justice au sujet d’une simplification du paiement des amendes liées à la circulation. D’autre part, j’étudie la possibilité d’introduire des sanctions administratives concernant les excès de vitesse ", conclut Bianca Debaets.