Pascal Smet appelle l'UE à laisser les villes investir dans leur avenir

Mercredi 8 mars 2017 — Pascal Smet, le Ministre bruxellois de la Mobilité et des Travaux publics, est intervenu, ce jour, au Parlement européen sur la nécessité des investissements dans les transports publics et les infrastructures.

Tandis que la Commission européenne plaide en permanence pour davantage d'investissements dans les emplois et la croissance économique, les règles budgétaires et de comptabilité sont trop strictes, selon le Ministre. « La Commission européenne se contredit. Elle plaide pour des investissements mais les rend impossible avec ses propres règles. Les règles Eurostat nous obligent à inscrire les grands projets d'investissement sur un seul exercice comptable. Il s'agit d'un non-sens absolu. Pourquoi ne pouvons-nous pas, tout comme le secteur privé, répartir les coûts sur quelques années, en ligne avec les investissements ? Si nous investissons dans une ligne de métro, c'est pour 100 ans et non pour 1 an », déclare Pascal Smet. Le Ministre souligne toutefois qu'il ne demande pas à dépenser l'argent public de façon irresponsable et à s'endetter, mais à pouvoir utiliser les mêmes règles que le secteur privé.

« Il y a clairement un agenda idéologique visant davantage de privatisation et une limitation des investissements publics. Les règles européennes pénalisent les pouvoirs publics locaux et les villes qui veulent investir dans leurs infrastructures et les transports publics. Les pro-européens ne comprennent pas cela et décrochent car l'UE ne semble pas être en phase avec la réalité », ajoute Pascal Smet.

« Le commissaire Katainen et la Commission européenne déclarent réfléchir à la question depuis deux ans déjà. Nous n'avons plus besoin de groupes de travail. Il est temps de passer à l'action et de laisser les villes investir dans leur avenir », précise le Ministre. Pascal Smet a appelé le Parlement européen ainsi que toutes les villes concernées à inciter la Commission européenne à davantage de flexibilité.